Pas de doute, on est bien en Argentine ! Des douaniers drageurs, des formalités d’entrée sur le territoire bouclées en 5 minutes chrono et un passage frontière expédié en 7 minutes ! Le tout sur un ton de franche camaraderie surtout quand ils ont compris que j’étais Française !
Après cinq jours passés sur le sol Chilien a n’avoir croisé que des gens froids et pour certains franchement antipathiques, c’est un vrai bonheur.
La frontière passée nous allons vers Villa la Angostura. La route est splendide. La péninsule de Quétritué, reliée au rivage par un isthme étroit, s’avance dans les eaux limpides du lac Nahuel Huapi. Les arrayanes (arbre endémique de la région) et les longs cyprès de Patagonie, teintent de vert les rivages azurs du lac. Nous dépassons la Angostura pour aller nous perdre au détour d’un sentier, bien décidés à planter notre tente pour la nuit près d’une rivière magique aux eaux gorgées de truites. Le crépuscule tombe. Le froid nous saisit. Nous nous réfugions dans nos sacs de couchage. Une fois à l’intérieur, j’ai une pensée émue pour Yannick et Jacques. Si j’ai chaud cette nuit, c’est grâce à eux ! Jamais cadeau de mariage n’aura été aussi utile !
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