Nous passons la frontière au niveau de Rodolfo Roballos. Le vent ne cesse de souffler, la végétation semble de plus en plus sèche, nous passons brutalement d'une végétation luxuriante à la steppe. Dix kilomètres après la frontière, c'est tout simplement incroyable: les paysages verdoyants et luxuriants laissent la place à de hautes mesetas arides entrecoupées de canyons et de vallées escarpées. La steppe brulée par la sècheresse et le gel s'étend à l'infini.
L'immensité: c'est ça...
Quand soudain...
Il a fallu attendre 800 kms de piste pour que se produise l'inévitable: la crevaison... Nous profitons pour regarder l'état de nos pneus et le constat n'est guère encourageant: tous sont fortement endommagés et il nous reste encore 200 kms de piste... Nous réduisons encore la vitesse et arrivons à Tres Lagos dans le même état que nous pneus: creuvés... Nous nous posons dans un hôtel, dormons à cinq dans une chambre initialement prévue pour deux... Mais nous sommes dans l'incapacité de faire un kilomètre de plus. En effet deux autres pneus viennent de rendre l'âme...
Les formalités d'usage faites à la gomeria, nous repartons en direction del Chalten... Programme du jour: trouver une cabana (il fait froid et le vent est vraiment très fort) et faire une balade de 18kms aller retour pour aller au pied du cerro Torre. La première mission remplie, nous chaussons nos chaussures de montagne trop longtemps mises au placard pour découvrir ce site extraordinaire.
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