25 septembre 2008

Clin d'oeil à mon beau père...



Que Montevideo devait être belle à l'époque de Supervielle...


De 1903 à 1920, le pays vit ses heures de prospérité avec le président José Battle y Ordonez, ce qui lui vaudra le surnom de « Suisse de l'Amérique ». L'essor économique, principalement lié à l'exportation de viande vers l'europe, permet aux propriétaires terriens de faire appel aux meilleurs architectes pour la construction de leurs maisons. De belles bâtisses coloniales et même des maisons à colombages vont rapidement border la rambla au niveau de Pocitos, Punta Carretas et Parque Rodo. A l'entrée de ces superbes propriétés, les palmiers fleurissaient les patios. La topographie du terrain (vallonné), permettait au plus grand nombre de bénéficier de cette vue splendide sur le Rio de la Plata.




Photo de 1925 - Maison Bello et Reborati.


Parmi les nombreux architectes qui ont signé les façades des maisons de Montevideo, un couple Italiano-Uruguayien: Bello y Reborati, marquera à tout jamais cette époque.


Reborati est né à Gênes en 1883 et arrive à l'âge de 7 ans à Montevideo. Passionné d'architecture, il rentre à la faculté pour en ressortir quatre ans plus tard... sans diplôme. Souhaitant néammoins dessiner, il devient l'assistant de Tossi, un architecte Italien. Il essait parallèlement mais en vain de terminer ses études: il n'obtiendra jamais son diplôme d'architecte. Cela ne l'empêchera pas de signer des plans... et les premières maisons Reborati voient le jour dès 1914.


Bello est un constructeur qui voit en Reborati un souffle nouveau pour l'architecture de son pays. Rapidement il décide de s'associer avec ce jeune talent, et c'est en juillet 1921 que naît la société "Bello y Reborati". L'idée est de créer des maisons pour les classes moyennes et supérieures, qui ne soient pas ostentatoires et qui combinent toutes les nouvelles technologies (énergie solaire, béton armé). Reborati fait très vite venir des artisans d'Italie pour la réalisation de mosaïques, ferroneries, balcons. La marque "Bello et Reborati" devient très vite un style architectural.

Entre 1921 et 1936, pas moins de 500 maisons seront construites, dont 71% d'entre elles dans les quartiers de Pocitos, Punta Carretas et Parque Rodó. Le plus insolite dans l'histoire, c'est qu'à partir de 1925, suite à une loi qui touche la construction, Reborati qui n'est pas architecte, sera dans l'obligation de faire signer ses plans par un de ses confrères: Carlos Molins. Le nom de Reborati n'apparaîtra que sur les façades des maisons...


La spécificité architecturale de ces maisons de ville est que la plupart d'entre elles sont entre deux maisons voisines avec une devanture allant de 7 à 12 mètres. Reborati a donc privélégié la hauteur de la maison en faisant une division tripartite de l'ensemble.





La dictature s'installe en 1933 après 4 années difficiles pour l'Uruguay suite à la crise de 1929. C'est le début d'une réelle récession dans ce pays. La guerre de 1939, apportera un coup fatal à l'économie (arrêt brutal des exportations de viande). C'est cette même année que l'entreprise "Bello et Reborati" déposera le bilan, laissant un héritage de plus de 1000 maisons.

Que reste-il aujourd'hui de ce patrimoine?

Les différentes crises qui se sont succédées dans ce pays ont conduit certains gouvernements au pire, architecturalement parlant. A partir des années 1960, les quartiers de Pocitos et Punta Carretas deviennent très prisés, et pour faire face à l'ampleur du phénomène, le gouvernement va accorder à des sociétés immobilières, le droit d'ériger des tours de plus de 10 étages. L'intégralité des maisons de bord du Rio de la Plata seront rasées. Petit à petit ce phénomène s'etendra à la quasi totalité de ces quartiers.

Aujourd'hui il ne reste plus que 62 maisons Bello et Reborati dans Punta Carretas, Deauville et Pocitos.


Quand nous recherchions une maison, Damien et moi avons visité 3 maisons "Bello et Reborati". Chacune d'entre elles avait sa spécificité, son style, mais une chose était commune: la beauté des menuiseries et des vitraux, la qualité des terminaisons et l'excellent état de conservation. Dans une ville où le taux d'humidité est de 100% neuf mois par an, il est rare que la moisissure n'attaque pas tout. Dans ces maisons, l'isolation a été si bien étudiée qu'il n'y a pas de traces d'humidité.



Aujourd'hui, ces maisons sont classées "patrimoine national".

23 septembre 2008

Retour des thermes de Dayman






Pour ceux qui pensent que nous sommes toujours en vacances... une petite précision s'impose!!! Nous sommes dans l'hémisphère sud, donc nous marchons à l'envers... En résumé, les vacances de Mai correspondent à celles de la Toussaint; celles de juillet, à Noël; celles de septembre, aux vacances de février; celles de novembre, aux vacances de pâques; et enfin celles du 15 décembre à fin février aux vacances d'été...


Je ne sais pas si ça va être plus clair ainsi!!!






D'autant plus que pour compliquer l'affaire, on a un peu de mal à imaginer des vacances de février à 27°, au bord d'une piscine dont l'eau est à 40°...






Nous sommes donc allés passer quelques jours aux thermes de Dayman, avec des amis Urugayiens et Français. Pour information, la partie ouest de l'Uruguay (région de Salto), qui fait frontière avec l'Argentine, est riche en eaux hyperthermales. De fait, de nombreuses infrastructures se sont créées et la région vit essentiellement du tourisme et de la culture des agrumes.





Que d'eau, que d'eau...








Teresa, Victor et Santiago.







Nico et Mathias.



Et en vrac, jusqu'au nocturne:




































09 septembre 2008

CE n'est pas faCILE







Les dizaines s'enchaînent et l'on oublie déjà la première d'entre elles qui nous donna le LA, la première majeure qui porta à deux, ces chiffres qui s'égrènent inexorablement. La seconde à nos yeux apporta avec elle, l'insouciance propre à ces années d'indéfectible avidité, si proches et si lointaines déjà... La troisième, par bien des égards unique, nous fît femme et mère à la fois, glissant avec tant de douceur que l'on voulût en rester là. Vint en ce jour la quatrième, que tu abordes avec froideur, mais qui te sied, ne t'en déplaise. A ces quatre dizaines, quatre phrases sibyllines, quatre roses envoyées d'outre atlantique.


Joyeux anniversaire.
















08 septembre 2008

La voici, la voilà, la car là...

J'étais en train de repeindre mes chaises qui souffrent de l'excès de pluie de ces derniers jours, quand je me suis accordée une petite pause. Je me suis sagement assise devant mon PC pour mon rituel quotidien: podcaster l'émission du 7/10 de France Inter et lire les titres du Monde. N'ayant aucune envie de retourner à mes chaises je passais au crible les articles du journal quand je suis tombée sur une perle...

Carla était sur le plateau de « Vivement Dimanche » hier après-midi. Il n'y a pas de doute: vous étiez forcément au courant; mais n'en déplaise aux instances de communication de l'Elysée cette nouvelle tant attendue n'avait pas traversé l'Atlantique... Bande de veinards et dire que vous ne m'aviez pas passé l'info... Une interview attendue et annoncée depuis le début de l'été, vous auriez pu faire un effort...

Mais grâce à ce media magique qu'est internet, j'ai pu voir des extraits de l'émission. A vous faire regretter à tout jamais d'avoir un jour payé la redevance télé... Aux questions sirupeuses d'un Drucker plus flagorneur que jamais, des réponses lénifiantes et d'une mièvrerie béate dignes d'une Loana post loft.
Mais la limite du ridicule fut atteinte, quand sans sourciller Drucker nous livra l'ineptie suivante:
« Vous êtes une intellectuelle, vous êtes quelqu'un qui s'intéresse à beaucoup de choses, vous avez beaucoup lu... ».

Il aurait pu faire dans la litote, suggérer un éventuel penchant pour les langues ou la lecture, mais nous faire gober que la première dame de France, dont le seul mérite d'écriture fut un pamphlet interchangeable de « quatre consonnes et trois voyelles », soit une intellectuelle de haut vol, je dis halte à la connerie.
Si l'intellectualisme du XXI ème siècle s'arrête à CBTS on est quand même mal barré...
Allez, je retourne à mes chaises, sinon je vais avoir le moral en berne...

04 septembre 2008

Don't cry for me Lola...


Et oui chers amis, une terrible nouvelle: je viens de me voir retirer mon droit de mère sur l'adorable Lola. Amis des bêtes, émouvez-vous...

Aussi loin que remontent mes souvenirs, j'ai toujours eu un chien comme compagnon de jeux. Il y eut Gamin, Hanovre, Louxor, Java, autant de copains à quatre pattes qui empreignirent mes souvenirs d'enfance. Forte de cette expérience, je me suis donc sentie tout à fait capable d'élever à mon tour un canidés plus ou moins apparenté à la famille des labradors. L'arrivée de Lola à la maison fut dans un premier temps, certes très court (sept jours), source de joie et d'excitation. La petite n'avait que six semaines et prenait tanquillement ses marques dans la maison. Enfin, ce terme n'est pas tout à fait exact. Il convient de dire qu'elle laissait ses marques dans la maison... En effet notre délicieuse Lola a très rapidement pris l'habitude d'aller dormir dans la cheminée. Si son poil noir ne souffrait des taches de suie, en revanche mes murs eux en portaient les stigmates... Ces traces ne furent pas les seules et n'avaient d'égal que celles des marques de crocs aux pieds des chaises, des tables, des meubles et assez rapidement, des jambes de Mathias et Victor...

Ces derniers, prompts à jouer comme de jeunes chiots, avaient néammoins omis un détail: un chien, ça mord... Vint donc les premiers hurlements de Victor, pleurs de Mathias dont le corollaire n'était que l'ardeur décuplée de la chienne à se livrer à ses instincts les plus primaires. J'essayais de calmer tout ce petit monde, mais je dois bien avouer que mon impartialité dans la gestion du conflit était fortement altérée à la vue d'un excrément tout frais coulé dans le jonc de mer du tapis du salon...

La situation devenant critique, nous avons donc pris la décision de laisser notre Lola dans le jardin. Enfin, je devrais plutôt dire le patio... Ce ne fut pas la meilleure idée pour mes nerfs... En effet, cette dernière se sentant isolée et à l'étroit, entama des heures durant des concerts d' hurlements d'outre-tombe.

La coupe fut définitivement pleine, le jour où je vins la faire vacciner. Une phrase lachée par le vétérinaire me fit l'effet d'un tsunami interne: « elle a une drôle de machoire pour un labrador... Vous êtes sûre qu'il n'y avait pas de rockweller dans les parages? ».
La procédure d'adoption fit l'objet d'un conseil de famille et fut approuvée à l'unanimité. Restez donc à trouver la famille ad hoc. Por suerte, Anna se proposa spontanément d'accueillir la pauvre infortunée, ce qui je l'avoue sans détour, me soulagea grandement.

Après de tels propos, une question légitime peut vous venir à l'esprit: vu le tapis en veau blanc que je viens de mettre dans le salon, c'est pour quand l'adoption des enfants?...

Chers amis Lyonnais....

A ne pas rater la chronique du vendredi 6 juin de Didier Porte (particulièrement le début, après il s'epuise un peu).
Je ne peux résister à vous communiquer le lien:

http://tourdemars.musicblog.fr/4/

02 septembre 2008

Home, sweet home...

Photo en noir et blanc, car je crois rêver... Et oui, j'ai enfin une cuisine!
Enfin presque, parce que la table de travail (mesada) de corian vient de se casser et que les menuisiers ont littéralement laminé le micro cimento... Alors pour être plus exacte: j'ai presque une cuisine... Mais je ne peux résister à un petit avant aprés... Juste avant les travaux qui consistent à réparer ce qui a déjà été fait... Un grand classique ici...


MOCHE
SOMBRE
OH QUE C'EST VILAIN...
CLAIR
PRATIQUE
SPACIEUX

MAIS QUE C'EST BEAU!
SPLENDIDE
FONCTIONNEL
GENIAL

MAIS QU'EST CE QUE TU ES FORTE AGNES...

SALON
COIN REPAS
VUE DE LA CUISINE
COIN REPAS CUISINE
Mais que c'est bon de faire dans l'autosatisfaction!!!