21 juillet 2008

La voici !!!!!!

Et voici notre quatrième!!!!!!!!!!!!!!
Merci à tous, pour vos nombreux messages de félicitations!!!! Ils nous ont particulièrement touchés!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


Elle s'appelle LOLA...........
Aussi brune que sa maman!!!!!!!!!!


Aussi folle que ses frères!!!!



Aussi tendre que son père....

Lola tient tout particulièrement à remercier Delphine, Christèle, Stéphane, Sophie, Laurence, Amélie, Benoît, Claire, Natalia, Alejandro, Teresa, Emmanuel, Jan-Charles, Vincent, Marie, Laurent, pour leurs témoignages d'affection!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Et bien oui....ils l'ont fait....

Grande nouvelle dans le clan Duchâteau.... La quatrième... C'est pour bientôt.... Les garçons sont fous de joie et les futurs parents comblés...

16 juillet 2008

Côté Argentin

Panorama de l'ensemble du site, côté Brésilien.

Quand je vous dis que c'est superbe....

Voici la gorge du diable.... Qui a fait dire à Victor: " Celui qui tombe là, il est dans la galère"!!!!!!!!!!

Tour en bateau sous les chutes d'iguazu... Nous sommes ressortis complètement trempés, mais quel spectacle...





Petite merveille de la nature dans le parc, qui a fait dire à Adrien que celui là il s'était enfuit de prison!!!



L'ancien phare de Puerto de Iguazu.







Nous sommes restés deux jours du côté argentin des chutes. Nous nous sommes promis d'y retourner.


Le 8 juillet nous avons pris la route pour la région de Misiones.
Nous arrivons en territoire Guarani. Le million d'indiens Guaranis qui peuplaient la région est aujourd'hui réduit à 13 000 âmes. La communauté a toutefois su préserver sa culture en cloisonnant ses rapports avec les intrus coloniaux. La coutume est toujours là même : les femmes choisissent leur mari entre leur 12ème et leur 14ème année. L'élu ne peut en aucun cas refuser. Après le 14è anniversaire c'est le chef du village qui choisi ! Elles mettent au monde une moyenne 9 enfants et accouchent toujours là où elles le sentent (en aucun cas à l'hôpital où elles ne font qu'une unique visite de contrôle pendant leur grossesse), et en une heure maximum, montre en main !Jusqu'à 7 ans, les enfants vont à l'école Guarani/Espagnol, puis intègrent le système scolaire national.Ils vivent désormais par petits groupes dans des maisons de fortune au milieu du peu de nature qu'il leur reste. Ils ont l'électricité, captent la télé mais vivent avec très peu, il ne faut pas se le cacher, se sont les plus pauvres des environs.

C'est ici que les jésuites venus d'Espagne ont créé les premières missions. Celle de San Ignacio, baptisée ainsi en l'honneur de Ignace de Loyola, est la mieux préservée. Il faut dire qu'elles ont toutes étaient brulées (tant en Argentine, qu'au Brésil ou au Paraguay).




Ils sont décidement pas prêts à rentrer dans les ordres...

Adrien reste de loin le plus intéressé. Il ne cesse de déambuler dans le site en essayant de comprendre comment étaient disposées les habitations.

Nous sommes à 500 kms de l'Uruguay et décidons de nous rapprocher de la frontière. Nous voulons aller dans la réserve naturelle de l'Ibéra, mais après 40 kms de piste, nous abandonnons notre projet. En effet la Subaru, qui est pourtant un 4x4 ne peut plus avancer, Damien a de plus en plus de mal à contrôler la direction, et la pluie qui va arriver, menace de rendre la piste totalement impraticable.
Nous décidons de nous rapprocher le plus possible de l'Uruguay, et dormons dans une ville chère et sans intérêt: Paso de los Libres.
Le lendemain, après une étape au "Carrefour" côté argentin (l'enseigne n'est pas présente en Uruguay), des slips et chaussettes TEX en poche.... nous passons la frontière de Concordia à Salto. Nous resterons deux jours dans les termes de Dayman sous un soleil radieux et dans des bains à 46°. Même Damien apprécie de pouvoir plonger dans de l'eau chaude quand la température extérieure est de 20°. Les enfants resteront deux journées entières dans l'eau!!! Nous en profitons pour tester notre tente 2 secondes (merci Decat), sortir carremats et sacs de couchage. Les enfants sont aux anges.
Le 11 juillet nous partons vers Paysandu puis après une étape dans un zoo à Trinidad (où nous retrouvons des amis Franco-Argentin!!!) nous terminons notre périple à José Ignacio. Nous restons trois jours sur place. Nous sommes en plein hiver et il fait 28°.
Nous avons passé des vacances de rêve, et le retour à Montevideo va nous faire l'effet d'une douche glacée....

Côté Brésil




De retour de nos vacances d'hiver, nous ne résistons pas à vous faire un petit descriptif de ce que fut notre périple...


Départ de Montevideo le 28 juin au matin... La voiture est chargée presque à bloc et il manque tous les sacs de couchage.... J'ai bien essayé de trouver un coffre de toit qui pourrait rendre l'habitacle de la voiture plus spacieux.... En vain... Le produit n'existe vraisemblablement pas en Uruguay. Dommage car le coffre de la Subaru est vraiment juste pour une famille de trois enfants. Mais c'est compter sans l'adresse de Damien qui comme toujours réussi à caser l'incasable!!! Dix minutes plus tard, les enfants ont du mal à s'asseoir.... mais tout est dans la voiture!!!


Direction José Ignacio pour une étape déjeuner dans notre petite maison. Le temps est printanier, la lagune est ouverte sur l'océan, le spectacle est splendide. La lumière d'hiver aidant, les contrastes du bleu de l'océan et du blanc du sable sont absolument saisissants et nous donne un avant goût de nos vacances.


Nous partons un peu plus tard pour la Paloma, notre première étape, où nous sommes accueillis chez des amis Uruguayiens. Nous devions rester une nuit, nous resterons finalement deux jours. Les enfants de Nicolas et Teresa ont l'âge de Mathias et Victor, aussi les retrouvailles sont plutôt agitées et sympathiques.


Lundi 1er juillet, nous quittons nos amis pour le Brésil... notre périple commence.... Nous faisons route jusqu'au poste frontière de Chuy. Si passer la frontière est une simple formalité, se faire tamponner les passeports relève du défit... A la frontière le douanier nous a donné un plan avec l'adresse du poste de police fédéral où nous devons accomplir cette formalité. Arrivés dans la ville, nous allons mettre plus d'une heure à trouver l'office qui est perdu entre deux favelas. nous pensons à une blague... Mais pas du tout, il s'agit bien du poste frontière entre l'Uruguay et le Brésil. Charmante entrée en matière!!!


Notre objectif est d'atteindre le plus vite possible Gramado, ville au nord de Porto Allegre. Le brouillard va très vite nous forcer à réduire nos prétentions. Il nous reste plus de 550 kilomètres jusqu'à Porto Allegre et vu la visibilité qui est plus que limitée nous serons obligés de faire escale dans cette ville. 150 kms après la frontière, le brouillard s'est dissipé et nous voyons enfin le paysage. La route droite qui mène à Porto Allegre est bordée de rizières et de plaines immenses où pèsent vaches et moutons. D'énormes sortes de ragondins jonchent les bords de la route, tués par des voitures. Vu le nombre, ils doivent faire un concours!!! Nous sommes encore proche de l'Uruguay, et l'environnement "gaucho" est de rigueur. Les hommes sont à cheval, les vols de flamants roses nous accompagnent, et partout, la plaine, la plaine à l'infini.


Nous arrivons à la tombée de la nuit à Porto Allegre, et trouvons sans trop de problème un hôtel dans la vieille ville. Nous dînons dans le très touristique "Galpão Criolo" et le spectacle qui suit le dîner va enchanter les enfants. On a l'impression du voir du folklore Suisse à la mode Brésilienne... Extraordinaire et complètement décalé!!! Il faut dire que la région de Rio Grande Do Sul où nous nous trouvons, et qui englobe toute l'extrémité sud du Brésil, fut colonisée par de nombreux Allemands, Italiens du Piemont et Suisses. C'est une région d'agriculture fruitière d'espèces tempérées et d'élevage intensif. C'est une des régions les plus riches du Brésil. Malgré cela nous croisons de nombreuses favelas au bord des routes, rebaptisées "bidon d'huile" par Mathias, qui n'a toujours pas compris l'expression française...


Le lendemain matin, après un rapide tour de Porto Allegre (ville toute en montée et en descente), nous faisons cap au nord pour rentrer dans une partie fort méconnue du Brésil: la région des canyons. De ce immense pays, nous autres européens avons en tête ses plages sublimes, Rio et son carnaval, San Paolo, sa chaleur tropicale, l'Amazonie... mais que savons nous vraiment des montagnes Brésiliennes? De la neige au Brésil, -17° en juillet, est ce bien possible? Certes, de telles températures sont exceptionnelles. Pourtant, l'année dernière à Cambara do sul à 1800 mètres d'altitude, il faisait -18°C avec une sensation thermique à -40°. Autant vous dire que cette perspective a enchanté Damien!!!


Cette région montagneuse qui s'étend de Nova Petrapolis à Cambara et aux frontières de la région de Santa Catarina est très étonnante.
Cambará do Sul sert de base pour visiter le Parc National des Aparados da Serra et le Parc National de la Serra Geral. Ils sont limitrophes et partagent le même type d’ambiance géologique, où dominent de grandioses canyons formés par d’énormes murs de roche sur un relief ondulé de plaines qui composent le paysage. On y trouve aussi des concentrations de forêt Atlantique, des champs de graminées et des Forêts de Araucarias. La faune locale est composée de chats sauvages, de pumas, de piverts, d’éperviers, entre autres.
De nombreuses cascades dont celle de Venancio, de superbes canyons dont ceux de Fortaleza et Itambezindo, offrent un paysage splendide. Pour les amoureux de sports aquatiques le lieu est magique. Canyoning, rappel, kayak sont plus qu'à l'honneur dans ce petit coin du Brésil.


Nous resterons deux jours dans une poussada rurale, à enchaîner balades et découvertes, avec un temps frais mais ensoleillé.


3 juillet: nous reprenons la route pour un voyage sous la pluie, qui va nous paraître interminable. Sur la carte le trajet semblait assez simple. Il fallait traverser dans sa largeur Rio Grande do Sul, pour rejoindre le département de Santa Catarina au niveau extrême ouest, à la limite de la frontière Argentine; puis remonter en longeant la frontière jusqu'à la région de Parana, vers Cascavel, à 200 kilomètres des chutes d'Iguazu. Au total 800 kilomètres ce qui ne semblait pas impossible. Après 600 kms de routes dangereuses, avec une visibilité quasi nulle, nous arrivons à la tombée de la nuit à 400 kilomètres de Foz do Iguazu, complètement épuisés. Nous trouvons un petit hôtel au coeur d'un village apparemment calme. Cette tranquilité sera d'un court instant puisque au moment où nous nous apprêtons à aller nous coucher pour un repos bien mérité.... la rue se transformera en grande discothèque avec des sonos installées dans les coffres des voitures. Un vacarme assourdissant résonnera dans notre chambre aux vitres de moins de deux millimètres!!!! Pourtant nous arriverons tous à nous endormir!!!


4 juillet: Nous n'avons jamais été aussi proche des chutes. Plus que 400 kilomètres et nous toucherons au but de notre voyage. Les enfants sont surexités... Il faut dire que le périple de la veille a laissé des traces... Désormais, ils ne diront plus "on arrive dans combien de temps" mais "est ce que l'on sera arrivé pour le dîner"!!!!!!!!! Alors qu'il est huit heures du matin...........

Le soleil est au rendez-vous, nous sortons les tee-shirts et les shorts et après trois heures de route nous arrivons enfin à Foz do Iguazu. Nous trouvons rapidement la posada recommandée par le routard. Nous nous y installons et retrouvons les enfants dans la piscine, trop heureux d'échapper à l'habitacle trop étroit de la voiture. Il fait 30° et nous pouvons enfin aller voir les chutes côté brésilien.


Le spectacle est ahurrissant de beauté. Il ne s'agit pas à proprement parler d'une chute, mais d'un ensemble de 275 cascades formant un front de 2,5 kilomètres environ. La plus haute d'entre elles atteint les 90 m de hauteur. On l'appelle la Garganta del Diablo (ou gorge du diable).
Ces chutes interrompent le cours de la rivière Iguaçu, affluent du Paraná, entre l'État brésilien du Paraná et la province argentine de Misiones. C'est simplement sublime.


Nous restons deux jours sur place. Nous irons à Itaipu pour voir le plus grand barrage hydraulique du monde, puis visiterons le parc des oiseaux qui se trouve à l'entrée du parc d'iguazu. C'est une réserve dans laquelle on peut voir toutes les espèces d'oiseaux qui peuplent la région. Les toucans viennent se poser sur votre épaule, les perroquets vous disent "Ola que tal!!!", le tout dans un environnement superbe. Je ne prends plus des photos, je mitraille littéralement!!!! Quand soudain.... Horreur.... Mon appareil photo fait un "reset" inopiné et malencontreux.... Je perds toutes les photos de notre voyage....
Philosophe, Damien me dit que les plus belles photos sont dans ma tête... Pragmatique, je me dis que je me rattraperai côté Argentin!!!!