28 août 2008

Smoking, no smoking...

Vous savez tous, que je suis une fumeuse invétérée... Je sais, il faut arrêter! Mais en ce moment, ce n'est pas si facile (travaux, galères, intégration des enfants...). Je doute fort que des non-fumeurs comprennent mes propos. Et somme toute, ils ont bien raison.

Revenons à la seule Blonde, chère à mon coeur. Qu'est-ce que je viens de découvrir? Le POLONIUM...

What's that? (pour changer un peu du "qu'es acò", cher à mon coeur de Provençale).
Tous les fumeurs savent, qu'il y a plus de 4000 substances toxiques dans le tabac, qui nous rapprochent chaque jour un peu plus du trou dans lequel nous allons forcément tomber. Mais là c'est la cerise sur le gâteau: si j'en crois l'article (sérieux si il en est puisque émanent du "Monde", corroboré (et c'est un scoop) par "le Figaro"!), le polonium 210, présent dans nos cigarettes aurait tué un agent du KGB... Alors je dis: pourquoi tant de haine? Enlevez-nous une bonne fois pour toute cette substance pour que l'on puisse enfin fumer en paix... Et là... Je vois bondir ma très chère belle soeur, qui hurle dans son fauteuil: Agnès... il en reste 3999!!!!
Marie, Marie... Keep cool!!!
Mais pour un médecin ce qui suit ne va pas te rassurer:


"Le polonium 210 est un émetteur de radiations alpha si instable et dangereux qu'il est un des rares à n'avoir jamais été utilisé en médecine, explique Le Figaro. Il provoque des cancers du poumon par inhalation : il se dépose aux embranchements des bronches où il provoque le processus de cancérisation."
COOL....
Pas de doute, ça met en confiance...
Pour tous les curieux (particulièrement Karine, Bénédicte, Delphine), je conseille l'article du Monde:

http://www.lemonde.fr/sciences-et-environnement/article/2008/08/28/du-polonium-du-tabac-et-un-secret-bien-garde_1089115_3244.html

Et me revient en tête, comme un leitmotiv:

  • Dieu est un fumeur de havanes
  • Je vois ses nuages gris
  • Je sais qu'il fume même la nuit
  • Comme moi ma chérie
  • Tu n'es qu'un fumeur de gitanes
  • Je vois tes volutes bleues
  • Me faire parfois venir les larmes aux yeux
  • Tu es mon maître après Dieu
  • Dieu est un fumeur de havanes
  • C'est lui-même qui m'a dit
  • Que la fumée envoie au paradis
  • Je le sais ma chérie
  • Tu n'es qu'un fumeur de gitanes
  • Sans elles tu es malheureux
  • Au clair de ma lune, ouvre les yeux
  • Pour l'amour de Dieu
  • Dieu est un fumeur de havanes
  • Tout près de toi, loin de lui
  • J'aimerais te garder toute ma vie
  • Comprends-moi ma chérie
  • Tu n'es qu'un fumeur de gitanes
  • Et la dernière je veux
  • La voir briller au fond de mes yeux
  • Aime-moi nom de Dieu
  • Dieu est un fumeur de havanes
  • Tout près de toi, loin de lui
  • J'aimerais te garder toute ma vie
  • Comprends-moi ma chérie
  • Tu n'es qu'un fumeur de gitanes
  • Et la dernière je veux
  • La voir briller au fond de mes yeux
  • Aime-moi nom de Dieu

Merci Serge...

26 août 2008

La noche de la nostalgia...

La nuit de la nostalgie n'a jamais aussi bien porté son nom... Nostalgie de nos vingt ans où nous pouvions sortir jusqu'à 6 heures du matin et se lever frais comme des gardons, ou presque...
Qu'en est-il exactement? Si l'on sort à Montevideo, l'on peut être rapidement déçu de constater qu'à minuit il n'y a personne dans les rues, dans les bars ou dans les lieux où on se trémousse. Au début nous nous sommes dit que c'était vraiment une ville tranquille et que faire une fête à tout casser c'était pas gagné gagné. Dubitatif, Damien mena l'enquête auprès des "jeuns" de son équipe. Et là, surprise, tous étaient d'accord pour dire que la vie nocturne à Montevideo était très animée... Ils lui ont donc donné les bonnes adresses. Nous nous sommes rendus dans les lieux dits... et nous avons conclu qu'ils ne devaient pas vraiment avoir la même notion que nous du terme "animé". Mais après investigation, nous avons enfin compris ce qui ne tournait pas rond. En fait nous n'avons pas la même horloge interne que les Uruguayiens... En France quand on fait la fête on se couche à trois heures du matin... Eux commencent à sortir à cette heure là...
Alors autant vous dire que la noche de la nostalgia, et bien c'est pas pour cette année... Dans un an peut-être, quand nous aurons enfin compris comment ils peuvent faire, nous irons danser le jerk... Mais dans l'immédiat nous nous sommes satisfaits d'une représentation à l'opéra de "Il Trovatore" avec des compagnons de salle dont l'âge moyen avoisiné 70 ans. De toute façon tant que nous n'aurons pas résolu ce problème de décalage horaire, les blondes sexy et les hidalgos argentins c'est pas pour demain...

24 août 2008

For Biden la victoire...

Voilà ce que m'inspire la récente nomination de Joe Biden à l'éventuel poste de vice président des Etats Unis. Loin d'être une spécialiste en politique américaine, je n'en suis pas moins une lectrice assidue des chroniques politiques. Forte de cette expérience de néophite, et surtout dotée d'un bon sens paysan, je ne puis m'empêcher de m'interroger.
Comment peut-on conseiller un tel choix à Obama? Certes, il est en perte de vitesse dans les sondages. La raison: son manque d'expérience en matière de sécurité nationale et de politique internationale. Pour faire face aux feux de Mac Cain sur ce sujet, les stratèges de la campagne d'Obama ont conseillé au candidat de choisir un homme d'expérience. Joseph Biden est en effet un politicien particulièrement expérimenté, qui siège sans discontinuer depuis 1972 au Sénat américain où il fut élu à 29 ans à peine.
Oui, la clé des élections américaines est bien un problème de maturité et d'expérience, mais d'un autre type. Car la fracture qui a profondément divisé le parti démocrate durant les primaires apparaît loin d'être résorbée. "La semaine dernière, un sondage indiquait qu'un peu plus d'une moitié seulement des anciens partisans d'Hillary Clinton s'apprêtaient à voter pour celui qui l'a écartée de la route à la présidence, et qu'un cinquième d'entre eux voterait même pour M.McCain" (source Le Monde).
De fait, la priorité était-elle de parer aux attaques de Mac Cain, ou bien de ressouder le parti? Une élection peut-elle être gagnée si l'ensemble de ses partisans ne sont pas unis? La fracture au sein du PS français lors des élections présidentielles, n'a-t-elle pas en grande partie été la cause de leur déroute électorale? Ce cas d'école n'a visiblement pas traversé l'atlantique...
Seule la sénatrice de New York était à mon sens en mesure de faire gagner les démocrates. Nommer Hillary Clinton au poste de vice présidente, aurait permis à Obama de calmer les blessures de son propre camp, et donc de fédérer l'ensemble des partisans car on ne peut gagner sans le soutien de tous les siens.
Espérons pour l'Amérique que mon bon sens me renvoie à mes champs de carottes...

22 août 2008

Maté ou pas maté?


Il y a deux interrogations qui reviennent régulièrement dans les conversations que j'ai avec les Uruguayiens. La première totalement évidente pour eux: "Y no extrañas Francia?", tant il leur est difficile d'imaginer que quelqu'un ait envie de quitter "el primer mundo" pour s'installer dans "le tercero".


Et la deuxième tout aussi évidente: "Pero no tomas mate?". Et là on peut s'apercevoir qu'il y a autant d'incrédulité face à l'une ou l'autre des réponses.


Comment peut-on ne pas regretter la France et en plus ne pas boire de maté? Le plus grand scepticisme est de rigueur...

Mais qu'es acò le maté?

Les Anglais boivent du thé, les Ecossais du whisky, les Russes de la vodka, les Mexicains de la tequila, nous du vin, les Uruguayiens boivent... bon ils boivent un peu tout ce que je viens de citer, mais ils boivent aussi du maté, a l'instar de leurs voisins Chiliens et Argentins.
Le maté est un petit arbuste, cultivé dans le nord argentin et en Uruguay, dont on récolte les feuilles régulièrement afin de produire de la Yerba Mate, de l'herbe à maté. Cela ressemble plus ou moins à du thé, mais en beaucoup plus grossier : plus d'impuretés, feuilles coupées moins finement, etc. Il existe autant de variété de Yerba Maté que de façon de prononcer mon prénom en espagnol puisque le goût de chaque herbe dépend, un peu comme les vins, du lieu de production, du temps de séchage, du temps qu'il a fait, etc. Les néophytes y verront peu de différence, mais vous ne tromperez pas un connaisseur.


Pour faire un maté dans les règles de l'art (il est également possible de le faire comme une infusion classique, mais cela perd alors tout son aspect convivial, rituel et didactique), il faut préalablement se munir de Yerba Maté, du maté proprement dit, et d'une bombilla. La bombilla (prononcer bombija) est un petit tube en acier ou en bois, qui va servir de paille, et dont l'un des bouts fait office de filtre pour empêcher l'herbe de monter. Le maté est un petit contenant, en bois, acier, calebasse, etc. qui va accueillir l'herbe et l'eau chaude.




Une fois tous ces éléments réunis, le rituel peut commencer. Nous allons tout d'abord remplir jusqu'au 3/4 le maté de Yerba. Ceci effectué, posez votre paume sur l'ouverture du maté afin de le fermer hermétiquement, et secouez fortement. Une petite couche de poussière va se déposer sur votre main. Enlevez là soigneusement (n'oubliez pas que là tous vos convives vous observent) et répétez l'opération plusieurs fois. Une fois que vous estimerez que l'épuration de l'herbe a été suffisante, ou lorsque les premières crampes se feront sentir, reposez le maté et faites bouillir de l'eau. Les personnes prévoyantes l'auront faite bouillir pendant la première phase, mais je débute...

En fait, il ne faut pas tout à fait que l'eau bout (à l'instar du thé): l'idéal est d'atteindre une température un peu inférieure à 80°, afin de ne pas brûler le maté. Mais nous n'avons pas de cuisine, juste une bouilloire électrique, alors un thermomètre culinaire, pensez-vous... Nous allons donc y aller au feeling. Lorsque la température vous paraît bonne, versez doucement de l'eau jusqu'à effleurer le haut de l'herbe. Insérez alors doucement la bombilla dans l'herbe humidifiée en en bouchant la partie supérieure. Une fois insérée la bombilla, vous pouvez compléter en rajoutant un peu d'eau. Ca y est, votre maté est prêt.

Enfin prêt, pas tout à fait. Parce que le maté est amer. Très amer. Extrêmement amer. L'expression exacte qui vous vient à l'esprit lorsque vous goûtez du maté pour la première fois serait d'ailleurs assez proche de "ah!, c'est dégueu", c'est tout dire. La solution de survie consiste donc à disposer une quantité de sucre assez conséquente sur l'herbe, avant d'y verser l'eau. Cela permet de ne pas être trop ridicule en société en nous évitant de grimacer sous l'effet de l'amertume.


Une fois le rituel terminé commence le rôle convivial du maté. Un maté circule de main en main et de bouche en bouche, chacun buvant tour à tour après l'avoir rempli d'eau chaude. L'herbe à maté peut en effet être utilisée assez longtemps : il n'est pas nécessaire de la changer après chaque infusion. Et c'est heureux car finalement il y a assez peu à boire : le contenant est petit et l'herbe prend beaucoup de place. Un même maté peut donc être utilisé toute une soirée si l'on n'est pas trop nombreux. Il faut changer l'herbe quand elle commence à flotter. Le qualificatif utilisé plus haut est alors une nouvelle fois de rigueur...

On peut également y ajouter le cérémonial qui consiste à le remplir régulièrement d'eau chaude, etc. Cela marche un peu comme une "cigarette qui fait rire" que l'on se passe de main en main et qu'il faut régulièrement rallumer. Sauf que c'est légal et qu'il n'y a pas d'effet secondaire à son absorption.

Comme je le disais plus haut, le maté est donc une institution en Uruguay: il est très fréquent de voir des professeurs en classe, des amoureux dans des parcs, des employés dans leur bureau avec leur maté et leur thermos d'eau chaude. Cela fait un peu bizarre au début, surtout quand vous conduisez et que vous voyez le chauffeur de la voiture à côté de la votre qui ouvre son thermo, remplit son bol et commence à siroter, le tout... en conduisant, bien sûr. Il y a même des vendeurs d'eau chaude ambulants, lors des grandes manifestations, ou des distributeurs d'eau chaude à côté des distributeurs de canettes...

Plus qu'une coutume, le maté est une vraie institution qui n'a d'égal que le tango... c'est vous dire.

Je remercie vivement Ana qui ne m'a pas crue quand je lui ai dit que je n'avais jamais goûté, et qui m'a donc initiée. Sans elle tout ces détails de préparation me seraient à ce jour totalement inconnus. Mais bon, je pense que je vais rester à ma petite Ricoré...

Dimanche soir, c'est une autre fête traditionnelle ici: "La noche de la nostalgia". Tout le monde va danser!!!! Le tango, ça va de soit... Promis je vous raconterai.

21 août 2008

Merci N. et T.

A. et S. très concentrés.



Grâce à N. et T. nous avons des photos du début de nos vacances. Eux n'ont pas eu de problème de reset!!! Et voici la vue de leur maison avec en prime un superbe couché de soleil.

Apologie du wok...

Il y a plus de deux mois, les travaux de notre cuisine commencaient. Damien allait partir en France et à son retour nous devions avoir une cuisine flambant neuve et en état de fonctionnement. Je me résignais à faire la vaisselle dans le lavabo de la salle de bain et à manger des sandwichs et des salades pendant quinze jours.
Je ne sais par quelle présence d'esprit je fus amenée à demander à Damien de me rapporter un wok électrique de France. Peut-être étais je nostalgique de mon porc à l'ananas caramélisé. Quoiqu'il en soit, et après un contrôle de douane un peu serré, je vis arriver à la maison un wok tout beau , tout neuf. N'ayant pas de gaz, pas de four, je retrouvais avec plaisir les joies simples de cette cuisine inventive. Calamars sautés au vin blanc, poulet au soja et poivrons, porc à l'ananas, sont rapidement devenus des mets communs calle Obligado. Seulement au bout de trois semaines, il convenait un peu de diversifier ces plats, certes bons, mais un peu répétitifs.
Et là je dis: Seb c'est vraiment bien!!!
Des pâtes cuites al dente, un riz croustillant, des oeufs au plat ou à la coque, un coq au vin, des crêpes, et tout ça "hecho por wok". Bref on campe, mais avec un wok qui trône en permanence au centre de la table.
Et si le luxe c'était juste de manger chaud?

18 août 2008

Petites brèves du mois d'août

Le 15 août a pour beaucoup d'entre vous sonné la fin des vacances. Au revoir plages ensoleillées, petits rosés bien frais et corps bronzés... Voici la rentrée...
Côté hémisphère sud, nous avons un hiver plus que clément avec des températures dans la journée qui ne descendent que très rarement en dessous de 14°. Samedi dernier le thermomètre sur la rambla affiché un généreux 30°, ce qui n'est pas pour me déplaire. Nous assistons néammoins à des changements brutaux de température: quand le vent du nord souffle il fait 30°; quand le vent du sud souffle, les températures ne dépassent pas 12°.
La temporada des baleines est ouverte et on peut les voir à Punta del este. Nous allons prochainement aller passer un week-end à José Ignacio pour voir ce spectacle extraordinaire. En effet les baleines vont ou viennent d'accoucher. De fait, elles passent à 10 mètres du rivage. Elles descendent ensuite en Argentine à la péninsule de Valdés où elles passent l'été. Promis, nous essaierons de vous rapporter des clichés.
Les garçons sont en train de passer leurs premières évaluations d'Espagnol. Au programme pour Adrien: connaître tous les pays, capitales et fleuves des Amériques, et bien sûr savoir les placer sur une carte. Autant dire que ce week-end il ne fut pas le seul à réviser!
Notre petite Lola grandit, nos pieds de chaises rétrécissent et nos plantes poussent plus souvent hors sol qu'en terre...
Tout irait bien dans le meilleur des mondes sans mes travaux.... Et oui, nous n'avons toujours pas de cuisine!!! Incroyable mais vrai... Et on en est à refaire ce qui a déjà était fait. Nous avons eu une infiltration d'eau sur un des murs du salon et il faut tout refaire, l'humidité a envailli deux autres parois et il va falloir trouver une solution... Bref, c'est reparti pour un tour.