24 août 2008

For Biden la victoire...

Voilà ce que m'inspire la récente nomination de Joe Biden à l'éventuel poste de vice président des Etats Unis. Loin d'être une spécialiste en politique américaine, je n'en suis pas moins une lectrice assidue des chroniques politiques. Forte de cette expérience de néophite, et surtout dotée d'un bon sens paysan, je ne puis m'empêcher de m'interroger.
Comment peut-on conseiller un tel choix à Obama? Certes, il est en perte de vitesse dans les sondages. La raison: son manque d'expérience en matière de sécurité nationale et de politique internationale. Pour faire face aux feux de Mac Cain sur ce sujet, les stratèges de la campagne d'Obama ont conseillé au candidat de choisir un homme d'expérience. Joseph Biden est en effet un politicien particulièrement expérimenté, qui siège sans discontinuer depuis 1972 au Sénat américain où il fut élu à 29 ans à peine.
Oui, la clé des élections américaines est bien un problème de maturité et d'expérience, mais d'un autre type. Car la fracture qui a profondément divisé le parti démocrate durant les primaires apparaît loin d'être résorbée. "La semaine dernière, un sondage indiquait qu'un peu plus d'une moitié seulement des anciens partisans d'Hillary Clinton s'apprêtaient à voter pour celui qui l'a écartée de la route à la présidence, et qu'un cinquième d'entre eux voterait même pour M.McCain" (source Le Monde).
De fait, la priorité était-elle de parer aux attaques de Mac Cain, ou bien de ressouder le parti? Une élection peut-elle être gagnée si l'ensemble de ses partisans ne sont pas unis? La fracture au sein du PS français lors des élections présidentielles, n'a-t-elle pas en grande partie été la cause de leur déroute électorale? Ce cas d'école n'a visiblement pas traversé l'atlantique...
Seule la sénatrice de New York était à mon sens en mesure de faire gagner les démocrates. Nommer Hillary Clinton au poste de vice présidente, aurait permis à Obama de calmer les blessures de son propre camp, et donc de fédérer l'ensemble des partisans car on ne peut gagner sans le soutien de tous les siens.
Espérons pour l'Amérique que mon bon sens me renvoie à mes champs de carottes...

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