04 septembre 2008

Don't cry for me Lola...


Et oui chers amis, une terrible nouvelle: je viens de me voir retirer mon droit de mère sur l'adorable Lola. Amis des bêtes, émouvez-vous...

Aussi loin que remontent mes souvenirs, j'ai toujours eu un chien comme compagnon de jeux. Il y eut Gamin, Hanovre, Louxor, Java, autant de copains à quatre pattes qui empreignirent mes souvenirs d'enfance. Forte de cette expérience, je me suis donc sentie tout à fait capable d'élever à mon tour un canidés plus ou moins apparenté à la famille des labradors. L'arrivée de Lola à la maison fut dans un premier temps, certes très court (sept jours), source de joie et d'excitation. La petite n'avait que six semaines et prenait tanquillement ses marques dans la maison. Enfin, ce terme n'est pas tout à fait exact. Il convient de dire qu'elle laissait ses marques dans la maison... En effet notre délicieuse Lola a très rapidement pris l'habitude d'aller dormir dans la cheminée. Si son poil noir ne souffrait des taches de suie, en revanche mes murs eux en portaient les stigmates... Ces traces ne furent pas les seules et n'avaient d'égal que celles des marques de crocs aux pieds des chaises, des tables, des meubles et assez rapidement, des jambes de Mathias et Victor...

Ces derniers, prompts à jouer comme de jeunes chiots, avaient néammoins omis un détail: un chien, ça mord... Vint donc les premiers hurlements de Victor, pleurs de Mathias dont le corollaire n'était que l'ardeur décuplée de la chienne à se livrer à ses instincts les plus primaires. J'essayais de calmer tout ce petit monde, mais je dois bien avouer que mon impartialité dans la gestion du conflit était fortement altérée à la vue d'un excrément tout frais coulé dans le jonc de mer du tapis du salon...

La situation devenant critique, nous avons donc pris la décision de laisser notre Lola dans le jardin. Enfin, je devrais plutôt dire le patio... Ce ne fut pas la meilleure idée pour mes nerfs... En effet, cette dernière se sentant isolée et à l'étroit, entama des heures durant des concerts d' hurlements d'outre-tombe.

La coupe fut définitivement pleine, le jour où je vins la faire vacciner. Une phrase lachée par le vétérinaire me fit l'effet d'un tsunami interne: « elle a une drôle de machoire pour un labrador... Vous êtes sûre qu'il n'y avait pas de rockweller dans les parages? ».
La procédure d'adoption fit l'objet d'un conseil de famille et fut approuvée à l'unanimité. Restez donc à trouver la famille ad hoc. Por suerte, Anna se proposa spontanément d'accueillir la pauvre infortunée, ce qui je l'avoue sans détour, me soulagea grandement.

Après de tels propos, une question légitime peut vous venir à l'esprit: vu le tapis en veau blanc que je viens de mettre dans le salon, c'est pour quand l'adoption des enfants?...

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