08 janvier 2009

4 janvier: Lihué Calel au centre de la Pampa

Réveil un peu difficile puisque le vent n'a pas cessé de souffler toute la nuit, agitant la tente et nous réveillant à chaque bourrasque. Seuls les enfants n'ont rien entendu, comme quoi ils peuvent vraiment dormir n'importe où.
Peu importe, nous oublions rapidement notre fatigue pour profiter du lieu. Le parc est l’exception dans la paysage monotone qu’offre la Pampa. Il s’agit de petites cordillères et de vallées isolées aux pics de granit pelé couleur saumon qui ne dépassent pas les 600 mètres d’altitude. Au sommet l’on constate l’étendue plate et désertique à perte de vue de la région. Le parc était comme une petite oasis au sein de la Pampa.

Sur le trajet du retour vers le campement nous tombons nez à nez avec un troupeau de quanacos . Mais ce qui est le plus invraisemblable au cœur même de cette pampa désertique est de trouver une forêt de broussailles à la variété surprenante. Des odeurs de fenouil, de jasmin, d’essences inconnues parfument puissamment l’air ambiant.
Les indiens araucaniens avaient élu domicile ici avant d'être exterminés par les armées de Roca. Nous partons sur leurs traces. Une marche d'une heure et demie en plein soleil nous conduit jusqu’à des pétroglyphes. Les garçons cherchent en vain des flêches, quant à nous un coin d’ombre que nous parvenons enfin à trouver.

Nous rentrons, plions la tente et prenons la voiture. Il est 14H00 et il fait 44°c. Nous partons en direction de Neuquen et bifurquons vers El Chocon pour découvrir les terres sur lesquelles furent découvertes les plus grands dinosaures du monde.

Juste avant d’aller rejoindre la tente, nous nous accordons un bain dans un des premiers lacs de la célèbre région des lacs argentine. Jamais la cordillère des Andes n’a été aussi proche.


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