13 janvier 2009

8 janvier: Chili, nous voici!






Ce matin, nous quittons l’Argentine destination Chili. Nous passons de l’autre côté du Lanin pour rejoindre le poste frontière. La vue côté Nord du volcan est différente de celle que nous avions hier. Mais le volcan ne perd en rien de sa majesté et gagne en puissance.
Le contrôle à la douane va d’emblée nous donner une idée de ce qui nous attend de l’autre côté… Fini le caractère italien des Argentins : nous affrontons de plein fouet la rigueur allemande des Chiliens ! Des postes frontières, nous en avons passé un certain nombre, mais comme celui-ci : jamais !
Nous avons dû vider l’intégralité du coffre, tous les bagages ont été passés au rayon X, nos produits alimentaires ont tous été jetés (certains sont partis en analyse macro biologique au labo de la frontière). Nous avons dû remplir trois formulaires distincts d’interception de marchandises ! Je me suis demandée si Mathias allait pouvoir passer la frontière puisque porteur de parasites suspects sur la tête !
Bref, alors qu’il n’y avait que deux voitures devant nous, nous sommes restés bloqués 1H30 en douane ! Les formalités chiliennes effectuées, nous avons enfin pu découvrir l’autre côté ! Et c’est vrai que l’attente en douane en vaut la peine ! Nous prenons la route qui mène à Villarrica au bord du lac qui porte le même nom. Sur le chemin, de superbes propriétés rappelant les chalets tyroliens, sont entretenues à la perfection. L’architecture mise à part, nous avons de plus en plus l’impression d’être sur les hauteurs du lac du Bourget ! D’ailleurs les routes que nous venons de quitter n’était pas sans rappeler celles de Vanoise.
A Pucon, nous nous baignons dans le lac au rivage de sable noir (dû aux volcans aux alentours). Tout comme côté Argentin, le Chili a sa région des 7 lacs. Contrairement à leur voisin, celui-ci est bondé. Plus un espace de libre à 20H00 sur la playa grande. Nous abandonnons rapidement le lieu pour nous rendre dans un espace encore plus peuplé : le supermarché ! C’est vraiment dans cet univers que l’on se rend compte à quel point la culture est bien différente de l’Argentine. Fini les longs linéaires de pâtes, les variétés de parmegiano reggiano, les pestos et tomates séchées ; ici sont à l’honneur la bière, les saucisses de Francfort et les bretzels ! Pas de doute l’héritage Allemand a laissé une empreinte indélébile.
Nous plantons la tente dans le seul camping de la ville après un grandiose Cabernet Sauvignon reserva 2002 Chilien de Miguel Torres. Après ça on peut vraiment dormir n’importe où ! Du moins, c’est ce que nous pensions…

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