
Rio l'enchanteresse, Rio la fêtarde, Rio l'insouciante, autant de qualificatifs qui ont une certaine résonance chez moi! Rio la rêvée, Rio... mythe ou réalité?
Au Nord se trouve le centro, quartier ancien aujourd'hui d'affaires. Il faut s'entendre, « ancien » ici bien sûr, ça remonte très rarement à plus de 150 ans (sauf les églises). Mais ce centre étonne parce que les bâtiments 19ème côtoient des immeubles 15 fois plus hauts qu'eux, un effet de créneaux incroyable le long des avenues, le théâtre et le musée des beaux arts début 20ème, la cathédrale conique de 1976, les immeubles Petrobras qui écrasent de toute leur économie, des ruelles bordées de boutiques colorées, une pâtisserie début 20ème avec serveurs en noir et blanc et musique classique où l'on se gave de petits gâteaux sous prétexte de découverte culturelle...
Au sud du centre, Lapa, le quartier de la nuit où 100 concerts se jouent chaque soir dans des lieux tous plus beaux les uns que les autres, où la samba sort dans les rues comme les vendeurs de bière et de caïpirinha, où les femmes comme les hommes portent le talon haut... Lapa, c'est l'âme nocturne de Rio. C'est là que nous nous sommes trémoussés jusque tard dans la nuit et où nous avons bu beaucoup (trop?!) de caïpi! Lapa est dominé par le quartier Santa Teresa que l'on atteint par un petit tram, le « bonde », installé au sommet de l'ancien aqueduc qui alimentait la ville en eau, les Arcos de Lapa. Ancien quartier des poètes, des peintres, des musiciens et de mécènes dont on profite aujourd'hui des collections, vue imprenable sur la baie, c'est là que nous avons logé et diné la plupart du temps (A Santa Teresa, je vous conseille Sobrenatural et ses superbes crevettes à la coriandre et noix de coco et surtout Aprazivel où tout est parfait: le cadre, la vue, les plats; à Copacabana Marius nous a offert un festival de crustacés et de sashimis. La déco est horrible... mais le buffet à volonté: une merveille).
Plus au Sud, les quartiers bien vivants de Gloria et Flamengo avec « le remblai » gagné sur la mer pour désengorger la ville de la circulation, aménagé en parc par Burle Marx. Puis Botafogo avec son port et la presqu'île du Pào de Açugar (pain de sucre). Une colline à franchir en une station de métro et voilà les plages de Leme et Copacabana... Un front de mer légèrement écrasant d'immeubles touchant le ciel, mais une très belle plage -découpée par catégories de fréquentations : babacools, musiciens, travestis, bronzage intense, etc.-, une eau à température idéale, des vendeurs ambulants et courageux de bijoux, de boissons, de paréos, d'huîtres; des artistes de châteaux de sable capables d'édifier de véritables monuments éphémères (dont un était à la mémoire de M. Jackson...), des centaines de strings mais je vous jure aucun sein nu (des carrés de 2cm2 pour cacher le bout des seins? ah, ça oui!).
Encore une colline et on atteint l'Atlantique avec les plages chicos d'Ipanema et Leblon et leurs surfeurs, le lac Rodrigo de Freitas en arrière bordé du jockey club et du jardin botanique. Alors, oui... je confirme... les hommes sont sublimes et ont des corps de rêve! Mais je pense que beaucoup d'entre eux ont plus été attirés par les fesses généreuses de mon homme que par mon physique de rêve!!!!!!!!!! Pour ce qui est de la bombe sexy en roller et super bien roulée.... Damien attend toujours! Le monde est vraiment trop cruel!
Tout d'abord, Rio n'est pas construite directement sur l'océan atlantique, comme je le pensais, mais sur la rive Est de la baie de Guanabara. Elle s'est peu à peu étirée le long de la côte depuis le centre ancien pour atteindre finalement l'océan au Sud, perçant les collines qui freinaient son développement de tunnels. Ces collines (morros) au relief très abrupt forment un véritable écrin enserrant la cité de versants arides à la terre noire ou de forêts impénétrables et vont mourir dans l'eau turquoise de la baie, pour resurgir ça et là, en de multiples petites îles et presqu'îles. Oui, c'est beau. C'est même très beau...
L'organisation quadrillée des rues permet de se repérer relativement facilement.
L'organisation quadrillée des rues permet de se repérer relativement facilement.
Au Nord se trouve le centro, quartier ancien aujourd'hui d'affaires. Il faut s'entendre, « ancien » ici bien sûr, ça remonte très rarement à plus de 150 ans (sauf les églises). Mais ce centre étonne parce que les bâtiments 19ème côtoient des immeubles 15 fois plus hauts qu'eux, un effet de créneaux incroyable le long des avenues, le théâtre et le musée des beaux arts début 20ème, la cathédrale conique de 1976, les immeubles Petrobras qui écrasent de toute leur économie, des ruelles bordées de boutiques colorées, une pâtisserie début 20ème avec serveurs en noir et blanc et musique classique où l'on se gave de petits gâteaux sous prétexte de découverte culturelle...
Au sud du centre, Lapa, le quartier de la nuit où 100 concerts se jouent chaque soir dans des lieux tous plus beaux les uns que les autres, où la samba sort dans les rues comme les vendeurs de bière et de caïpirinha, où les femmes comme les hommes portent le talon haut... Lapa, c'est l'âme nocturne de Rio. C'est là que nous nous sommes trémoussés jusque tard dans la nuit et où nous avons bu beaucoup (trop?!) de caïpi! Lapa est dominé par le quartier Santa Teresa que l'on atteint par un petit tram, le « bonde », installé au sommet de l'ancien aqueduc qui alimentait la ville en eau, les Arcos de Lapa. Ancien quartier des poètes, des peintres, des musiciens et de mécènes dont on profite aujourd'hui des collections, vue imprenable sur la baie, c'est là que nous avons logé et diné la plupart du temps (A Santa Teresa, je vous conseille Sobrenatural et ses superbes crevettes à la coriandre et noix de coco et surtout Aprazivel où tout est parfait: le cadre, la vue, les plats; à Copacabana Marius nous a offert un festival de crustacés et de sashimis. La déco est horrible... mais le buffet à volonté: une merveille).
Plus au Sud, les quartiers bien vivants de Gloria et Flamengo avec « le remblai » gagné sur la mer pour désengorger la ville de la circulation, aménagé en parc par Burle Marx. Puis Botafogo avec son port et la presqu'île du Pào de Açugar (pain de sucre). Une colline à franchir en une station de métro et voilà les plages de Leme et Copacabana... Un front de mer légèrement écrasant d'immeubles touchant le ciel, mais une très belle plage -découpée par catégories de fréquentations : babacools, musiciens, travestis, bronzage intense, etc.-, une eau à température idéale, des vendeurs ambulants et courageux de bijoux, de boissons, de paréos, d'huîtres; des artistes de châteaux de sable capables d'édifier de véritables monuments éphémères (dont un était à la mémoire de M. Jackson...), des centaines de strings mais je vous jure aucun sein nu (des carrés de 2cm2 pour cacher le bout des seins? ah, ça oui!).
Encore une colline et on atteint l'Atlantique avec les plages chicos d'Ipanema et Leblon et leurs surfeurs, le lac Rodrigo de Freitas en arrière bordé du jockey club et du jardin botanique. Alors, oui... je confirme... les hommes sont sublimes et ont des corps de rêve! Mais je pense que beaucoup d'entre eux ont plus été attirés par les fesses généreuses de mon homme que par mon physique de rêve!!!!!!!!!! Pour ce qui est de la bombe sexy en roller et super bien roulée.... Damien attend toujours! Le monde est vraiment trop cruel!
Les favelas...Partout... Elles font partie intégrantes de la ville et la couleur rouge de leurs constructions de briques et de broc marque visuellement leurs limites. Ces quartiers ont des portes d'entrée comme certaines rues de la ville sont closes et gardées. Sauf qu'au lieu d'ascenseurs, il faut de très bonnes jambes pour rentrer chez soi ou, avec un peu d'argent, prendre une moto-taxi de cross parce que les voitures n'arrivent même pas à grimper de telles pentes. C'est tout ce que je sais parce que nous ne nous y sommes pas aventurés. Mais il faut savoir que certaines agences font découvrir des favelas pour changer notre vision a priori négative, mais le 4x4 de promenade donne un genre safari plutôt paradoxal.
Et puis en arrière plan, le Christ rédempteur juché à 710m sur le morro de Corcovaldo et visible de n'importe où, domine autant les immeubles que les favelas. Il est là superbe, majestueux, émouvant, ouvrant ses bras, peut être ébloui par tant de beauté.
On prend un bateau pour traverser la baie et rejoindre la ville de Niteroï, où Niemeyer a construit le célèbre MAC (Museu de Arte Contemporânea) en 1996. Nous n'avons pas eu le temps de nous y rendre mais promis, Rio, on y retournera! Montevideo-Rio: 2H15!!! Merci Pluna...
Mais voici par thème et en images un petit tour de notre aventure carioca!
PS: J'ai à jamais oublié le sombre sire de "Tristes Tropiques" pour ne retenir que Cendrars et Zweig...
1 commentaire:
superbe article ! merci Agnès pour ce partage !
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