06 octobre 2008

De l'autre côté du Rio: bueno, Buenos...


On fait quoi ce week-end? Tiens, et si on allait à Buenos...
Le temps d'une traversée, et nous voici projetés dans un autre monde. L'arrivée en bateau sur la capitale Argentine est saisissante: des buildings hyper modernes, les docks rénovés, le gigantisme de la ville s'impose immédiatement.
A peine débarqués, nous sautons dans un taxi pour le quartier de la Recoleta. La beauté des immeubles, des avenues, la sophistication vestimentaire des gens, la présence des enseignes les plus prestigieuses me renvoient l'image de Paris.
Il y a quatre ans, quand nous étions venus à Buenos, nous arrivions de Lyon. Nous avions trouvé ce quartier très beau mais sans commune mesure avec ce que j'ai ressenti avant hier. Nous avons tellement l'habitude en France de nous promener dans des villes qui sont des musées à ciel ouvert, que nous en venons à oublier la beauté et la richesse de nos monuments et immeubles. Nous finissons par banaliser notre environnement comme une chose acquise et immuable. De fait, Buenos m'était apparue comme une ville élégante et Européenne.
Après huit mois passés à Montevideo, le choc est encore plus grand. Et le sentiment que j'ai, d'avoir oublier ce qu'est le Beau, n'en est que décuplé.


La ville est si immense que nous décidons d'aller uniquement dans les quartiers de Palermo, Recoleta, San Telmo et La Boca.

Si la Recoleta n'a pas changé, en revanche c'est un vrai choc en découvrant ce qu'est devenu l'ancien quartier de Palermo Viejo, aujourd'hui rebaptisé Palermo Soho et Palermo Hollywood.

Que reste-il de ce petit havre de paix en plein coeur de la capitale?

Flash back 2003: le quartier de Palermo Viejo était fait de maisons de ville restaurées dans lesquelles une trentaine de designers argentins (dont Rhapsodia et Mercer) avaient créé leurs boutiques-ateliers. C'était un vrai bonheur de se perdre dans ses ruelles à la recherche d'une enseigne design et d'admirer quelques somptueux pavillons admirablement entretenus. C'était un lieu confidentiel et tranquille.

Cinq ans plus tard, il y a des enseignes de prêt à porter ou de design dans toutes les maisons, il est impossible de flâner dans les rues car on est porté par le flot ininterrompu de touristes, on n'a plus aucune visibilité sur l'architecture existante. Bref, c'est un cauchemar.

Aucun commentaire: